Fleurimond Constantineau
| Fleurimond est l'ainé des enfants issu du mariage
d'Adolphe Constantineau et de Delphine Corbeil. Il naît à Ville Saint-Michel
sur le territoire de l'actuelle paroisse de Saint-Bernardin-de-Sienne le 27
août 1905 et est baptisé le même jour à Saint-Léonard. Son père est
maraîcher et possède une terre à l'angle des rues Jarry et du boul. Saint-Michel. La production est destinée à la vente principalement au marché
Saint-Jean-Baptiste à l'angle des rues Saint-Laurent et Rachel. Il développe très tôt des aptitudes pour le dessin et ce ne sera pas
une surprise lorsqu'il annonce à ses parents en 1925 qu'il désire s'inscrire
à l'école des Beaux-Arts de Montréal tout nouvellement fondée. Comme il est
l'ainé de la famille et que la famille ne peut se passer de ses services, il
livre la crème et le lait au centre-ville puis se dirige vers l'École pour y
suivre ses cours. Il y fait la connaissance d'une jeune acadienne, Emma Roussie, qui étudie le dessin et qui sert également de modèle. Le couple
convole en justes noces le 11 février 1928 à l'église Saint-Joseph de
Montréal. Quelques mois plus tard naît leur seul enfant, Jean, qui deviendra
peintre également.
Les peintures de Fleurimond reflètent son amour pour le grand nord
canadien où il effectua 6 voyages échelonnés sur une période de 20 ans. Son
aisance financière lui permettra d'effectuer de longs séjours non seulement
dans le grand nord mais aussi en Europe, aux États-Unis, dans les Caraïbes
et même aux îles de Saint-Pierre et Miquelon. Il est aussi connu pour ses
scènes du Vieux-Montréal. Sa production est fort abondante. Fleurimond fera partie de ces peintres paysagistes à l'écart des
courants plus modernes comme ceux des automatistes. Il possédait un réel
génie de la couleur et ses toiles montrent l'empreinte d'un artiste accompli. Fleurimond Constantineau mourra le 15 mars 1981 à son domicile de
Saint-Viateur d'Outremont. Il sera enterré à Saint-Léonard aux côtés de ses
parents. Texte d' André Cousineau (2001) |